Nous avons rencontré M. Abdel Zahiri, formateur, en grève de la faim depuis le 5 décembre, et pris connaissance de ses revendications pour l’association AJCREV (Alliance de la jeunesse contre le racisme, l’exclusion et la violence) :
« Nous demandons (...)
Un local permanent sur la Rocade ;
4 emplois pour gérer et organiser le fonctionnement de l’accompagnement scolaire et de l’association ;
30 000 € pour l’achat de deux minibus (...) ;
L’ouverture de 5 salles existantes sur le quartier Sud pour l’accompagnement scolaire ;
L’ouverture d’une salle mobile sur les quartiers du secteur Sud pour les jeunes adultes le soir. »
Après de longues discussions avec lui, nous considérons que ces revendications sont justifiées. Nous avons, par ailleurs, pris connaissance de la lettre adressée au Comité de soutien de M. Abdel Zahiri par Mme Marie-Josée Roig, Maire d’Avignon, le 6 décembre :
« Le personnage est sympathique à certains, il l’est moins à d’autres. Mais la question n’est pas là. Est-il sérieux et capable ? Remplit-il les conditions pour opérer avec le professionnalisme nécessaire la mission sociale qu’il s’attribue ? Cette question est légitime. »
Nous ne comprenons pas le mépris dont témoignent ces propos. Une fin de non-recevoir ne saurait en aucun cas répondre à la détresse d’un jeune homme et à son action non-violente. Une action engagée quelques semaines après les révoltes qui ont enflammé les banlieues françaises, alors même que le Premier Ministre appelait à l’apaisement et annonçait l’augmentation des subventions aux associations de quartiers.
En conséquence, le Sud Education 84 demande à ce que M. Abdel Zahiri soit reçu et entendu par les collectivités territoriales compétentes. Et, pour répondre aux exigences de « professionnalisme » exprimées par Mme la Maire, les personnels de l’Education adhérents à notre syndicat proposent, avec l’accord de M. Abdel Zahiri, leur soutien pédagogique aux actions de soutien scolaire proposées par l’association AJCREV.
Allemagne - Mercredi 5 mars 2008 - Grèves en série