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Des profs de l’enseignement privé qui partagent une même vision de service public ?
Education : Le SUNDEP appelle aussi à la grève le 18 mars !
lundi 3 mars 2008

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La désunion relative de quelques syndicats ne doit pas tromper les enseignants :

- après les tentatives de diversion (protocoles en 1er degré et pour les bacs pro …) qui expliquent encore les égarements de quelques uns (SGEN, UNSA ou SNETAA), c’est bien une logique lourde de résistance des enseignants qui se met en place

- ce mouvement devrait être suivi d’autres, et permettre la mise en échec du programme du gouvernement sur l’éducation : baisse très forte des moyens, conceptions éducatives rétrogrades et libéralisation forcenée, le tout remettant en cause les conditions d’exercice du travail enseignant

- le privé ne peut pas être à l’écart de cette résistance : le SUNDEP va s’y employer.


L’intersyndicale du 2nd degré (actuellement constituée par les syndicats du public de FSU, CGT, FO et SUD Education), auxquels se joint le SUNDEP-SOLIDAIRES pour le privé, appelle à la grève pour le mardi 18 mars afin de protester :
- contre le rapport Pochard sur la condition enseignante, porteur de dangers pour les les statuts et les missions des enseignants ;

- contre les restrictions budgétaires (suppressions de postes et basculements en heures supplémentaires), qui mettent en péril l’organisation des enseignements, dégradent les conditions de travail des personnels et des élèves et portent atteinte à la qualité du service public ;

- et contre la réforme de l’enseignement professionnel. Nous sommes attachés aux trois voies distinctes de formation, générale, technologique, et professionnelle et refusons la généralisation des baccalauréats professionnels en trois ans".

Ne se joignent pas au mouvement :

- le SGEN-CFDT, qui n’est pas opposé à la totalité du rapport Pochard sur la revalorisation du métier d’enseignant.

- le SNALC-CSEN, classé à droite, qui juge la plate-forme de revendications « hétéroclite » et estime qu’elle « risque d’inciter à une récupération politique du mouvement ». Il n’exclut pas « de s’associer à l’intersyndicale pour ses actions ultérieures », s’il « n’obtient pas satisfaction » sur « l’abandon du rapport Pochard », « la diversification des parcours dès le collège » et « une réforme des programmes ».

- Le SE-Unsa, qui ne s’est pas prononcé et ne participe pas actuellement à l’intersyndicale.

- le SNETAA-EIL (enseignement professionnel), qui n’a pas participé à cet appel à la grève.

Cette désunion relative ne doit pas tromper les enseignants :
- après les tentatives de diversion (protocoles en 1er degré et pour les bacs pro …) qui expliquent encore les égarements de quelques uns (SGEN, UNSA ou SNETAA), c’est bien une logique lourde de résistance des enseignants qui se met en place ;

- ce mouvement devrait être suivi d’autres, et permettre la mise en échec du programme du gouvernement sur l’éducation : baisse très forte des moyens, conceptions éducatives rétrogrades et libéralisation forcenée, le tout remettant en cause les conditions d’exercice du travail enseignant ;

- le privé ne peut pas être à l’écart de cette résistance : le SUNDEP va s’y employer.