Peu d’informations, peu de réflexion ou d’analyse sur cette prime de fin d’année décidée directement par Matignon, d’après "des sources concordantes" ....
A la suite d’un tout petit travail journalistique de présentation de cet évènement à la mi-janvier, le ministère, ou plutôt l’entourage de Xavier Darcos, a fourni les explications suivantes :
"Ils ont eu à gérer le mouvement lycéen et doivent mettre en place les heures de travail après l’école décidées par le gouvernement".
On a fait valoir en outre qu’étant cadres, "les proviseurs et leurs adjoints ne bénéficient pas des heures supplémentaires".
Entendu d’un représentant d’un syndicat des personnels de direction dans une émission radio, comme dans un aveu : "Ça fait toujours plaisir. On était quand même dans une période difficile avec les mouvements lycéens, les problèmes de violence… Nous n’avons pas l’impression d’être achetés si c’est cela que veulent dire certains…"
Nous avions en ce qui nous concerne des interrogations, des doutes et des questions à l’esprit à la connaissance de cette prime, dans cette période si particulière ; alors que la suppression d’un année de formation dans l’enseignement professionnel devrait être déjà oubliée, alors que la réduction drastique voire la disparition de l’offre de l’enseignement technique semble poindre, alors que les services de l’orientation sont très gravement menacés, alors que les atteintes et remises en question des droits de grève et des droits syndicaux s’accélèrent .....
Nous ne manquerons pas de questionner les proviseurs, principaux et leurs adjoints, pour savoir s’ils ont été si souvent remerciés déjà, dans le passé de cette manière par un employeur soudain si magnanime ?.....